Djessira Kourouma : L'envie de poursuivre un rêve

Djessira poursuit son rêve en poursuivant ses études en enseignement à l'UQÀM.

Djessira Kourouma est une jeune adulte de 24 ans, présentement en troisième année du baccalauréat en enseignement primaire et préscolaire à l'UQÀM. C'est le 7 octobre 2016, dans le salon G à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), que j'ai eu l'occasion de discuter du parcours de Djessira. J'ai choisi de faire une entrevue avec Djessira puisque j'avais travaillé avec elle durant l'été à la brigade de propreté, mais aussi parce qu'elle habitait dans un HLM avant qu'elle soit une adulte en voie de devenir une enseignante. Dans cet article, je souhaite montrer un exemple pouvant nous aider à apprendre des obstacles qui pourraient survenir durant notre cheminement.

AT. Comment s’est déroulée ton enfance?

DK. « À l'âge de 6 ans, je suis arrivée au Canada, à Montréal, en décembre 1998 en provenance de la Guinée. J'habitais dans l’arrondissement du Sud-Ouest, dans la Petite-Bourgogne, dans un HLM. Durant mon enfance je fréquentais l'école primaire Petite-Bourgogne. Après six années, à l'âge de 12 ans j'avais déménagé du quartier à cause des fusillades auxquelles j'avais assisté et cela rendait ma mère inquiète. Par contre, je voulais y rester car je me sentais chez moi. J'avais déjà mes amis et j’appréciais mon logement. À la suite de ce déménagement, nous avons habité l’arrondissement Saint-Laurent. C'est là-bas que j'ai commencé ma première année du secondaire. C'était un nouveau quartier, donc je n'avais pas d'amis. Ma première journée d'école avait été un cauchemar, car je ne connaissais aucune personne dans mon cours de français. Lorsque le professeur prenait les présences des élèves, il m'avait oublié. Donc j'avais eu à lever la main pour manifester ma présence. Cela avait été la pire angoisse parce que je suis une personne gênée. Sinon, à part ce cauchemar, le reste de mon secondaire avait été formidable. Je me suis fait beaucoup d'amis, l'ambiance de l'école était magnifique, j'aimais l'équipe de basket-ball, j'avais une très bonne relation avec mes professeurs et j’étais une personne qui participait à la vie sociale de l'école. À la suite de mon secondaire, j'ai gardé contact avec mes enseignants et mes amis. Durant mon adolescence, j’ai travaillé en tant qu’animatrice dans un organisme communautaire de mon quartier pendant huit ans. C'était important pour moi de travailler auprès des jeunes. »

AT. Et comment a été la suite, au cégep?

DK. « Au début de mon cégep, c'était difficile car c'était une nouvelle atmosphère et je n'étais pas habituée aux horaires très chargés. De plus, je ne voyais plus mes amis. Cela me faisait sentir solitaire et cette nouvelle ambiance me rendait perdue. Suite à ces péripéties, j'ai été diplômée après deux ans et demi, soit en 2012. »

AT. Est-ce que ça a été plus facile à l'université?

DK. « Au début de l'université, c'était aussi difficile parce que je n'avais pas beaucoup de temps. Je devais m'occuper des enfants car ma mère était partie en voyage durant une année. C'était compliqué à gérer puisqu'il y avait ma vie personnelle, je devais travailler pour pouvoir me faire des économies et j'avais encore plus de travaux à faire. Malgré cela, j'ai réussi à avoir deux certificats à l'Université de Montréal. Après cette réussite, j'ai choisi de suivre le programme d'enseignement à l’UQÀM car j'aime la vie étudiante et le programme d'études. En ce moment, je suis à ma troisième année sur quatre afin d'obtenir mon brevet en enseignement. »

Alors, si vous avez une envie de poursuivre un rêve, ne le perdez pas de vue car tout est possible!

Commentaires

Inspirant, j'aime trop !

Merci Cynthia !

Wow ! Tu as fait un très beau travail Akram! Ce fût une entrevue bien dirigée. Je suis contente que tu aies choisi de m'interviewer. J'espère que mon parcours de vie pourra inspirer d'autres personnes, notamment celles qui se cherchent encore. Tout ce qui compte c'est de s'accrocher et de faire de son mieux !

Merci encore Akram !

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